Cueilleurs d’idées… et idées derrière la tête

Longtemps, j’ai cru que les idées vivaient seules, détachées de celles et ceux qui les portent, comme flottant dans l’atmosphère et prêtes à être saisies par quiconque voudrait bien tendre la main.

C’est en tout cas le postulat que défendait Bernard Werber dans un de ces bouquins et, plus jeune, j’avais trouvé ça brillant : il faut dire que cela nous remettait un peu, à notre place ! Homo sapiens passait ainsi de l’inventeur exalté à un – beaucoup plus modeste – cueilleur d’idées. Et puis ça me dédouanait de mes éventuels manques de fulgurances : un petit arrangement plutôt pratique !

Pourtant, depuis, j’ai changé de fusil d’épaule et je considère désormais volontiers qu’une idée ne peut pas s’exprimer entièrement sans son émetteur : au contraire, elle est façonnée par sa voix, ses convictions, son histoire… et sa part d’ombre ! Le même propos, formulé par deux personnes différentes, peut ne pas signifier la même chose !


C’est là qu’intervient cette règle d’or géniale, que nous avait apprise le Délégué général de la Fédération des entreprises d’insertion, rompu à l’exercice de la négociation.

Avant d’écouter ou de lire l’idée ou le propos d’autrui, posez-vous toujours 2 questions :
➡ 𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐥’𝐨𝐛𝐣𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐬𝐮𝐩𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞 ?
➡ 𝐀̀ 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐧𝐝-𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 ?

À la lumière de ces éléments, une idée ou un propos se révèlent souvent sous un autre jour ! Perçus uniquement avec notre propre prisme, ils semble clairs. Mais à travers les ressorts de leur émetteur, ils changent de portée, voire même de sens.

Testez et vous verrez : c’est diablement efficace. Je m’en sers tous les jours !

Commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.