Nous avons récupéré notre huile d’olive au moulin

Après plusieurs semaines d’attente fébrile, nous avons récupéré notre huile ! Comme je vous l’expliquais dans mon précédent billet consacré à la récolte, nous ne pouvons prétendre, avec notre soixantaine de kilos, à une presse à façon – envisagée à partir de 350 à 400 kilos d’olives au moulin du clos des Jeannons (mais d’autres moulins semblent procéder à des presses particulières pour des plus petites quantités).

Les olives des petits apporteurs sont donc triturées et pressées en commun. Peu importe le jour d’apport des olives et celui choisi pour venir récupérer son huile : ce sera la même. La seule chose qui varie est le rendement, calculé chaque semaine et pondéré en fonction du jour d’apport. Pour ce qui nous concerne, nous avons bénéficié d’un rendement de 15 % : pour 67, 5 kilos d’olives apportées, nous avons obtenu 10, 13 litres d’huile. Ce rendement n’est pas exceptionnel et s’explique par les fortes pluies début novembre, quand nous avons récolté.

Le prix payé au moulin correspond à la somme du montant de la trituration (0.47393 € HT le kilo d’olive) et du montant de la cotisation à l’interprofession de l’olive (0.1417 € HT le litre d’huile).

Au final, le prix de revient d’un litre huile fabriqué nous revient à 3.29 € HT.

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Avril et notre bordereau de dépôt.
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Réglage de la tireuse.
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Nous avons choisi des bidons en métal.
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Les capsules.
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Et le tour est joué !

Nous avons préparé notre espace potager !

La face nord de notre maison donne sur un espace très fonctionnel (potager, vieille serre, étendage) mais pas franchement sexy, car très encombré (rôtissoire, tuiles, tôles, tuyaux, dalles de carrelage…) et complètement laissé à l’abandon niveau végétation. Depuis notre installation en juillet dernier, je redoutais le moment où nous allions devoir enclencher une réappropriation de l’espace !

C’est désormais chose faite puisque nous avons passé l’intégralité de notre weekend à :

>> libérer et organiser l’espace : déstocker ! ;

>> nettoyer les abords : débroussailler, tailler les ronces, ratisser les débris végétaux ;

>> préparer notre potager pour l’hiver : retirer les tuteurs et les résidus des anciennes cultures, désherber, précéder à une aération du sol à la bêche, incorporer du terreau et recouvrir le tout de fin copeaux de bois, même si j’ai failli niveau quantités (idée : créer un paillis pour ne pas laisser le sol nu cet hiver.)

Paul-Eric a même procédé à un renforcement du rebord de l’espace potager – qui est légèrement surélevé par rapport au niveau du sol – en doublant la tuile ondulée disposée par les anciens propriétaires par une barrière de bois.

Ces premiers travaux furent l’occasion d’un premier contact avec la terre, d’excellente qualité ; le sol semble parfaitement équilibré, même s’il regorge de pierres que nous avons tenté de neutraliser au maximum.

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Bon débarras !
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C’est plus propre ! Parés pour l’hiver !

Notre première récolte d’olives !

La récolte des olives de notre jardin a constitué pour moi, dès l’emménagement dans notre nouvelle maison, une sorte de point d’orgue fantasmé ; une tradition annuelle à construire en famille ; une occasion de me connecter à un terroir et de vivre – enfin ! – la Provence.

Nous ignorions à peu près tout des usages en la matière, de la date optimale de récolte à la variété de nos oliviers. Nous nous sommes alors rendus, un week-end du mois d’octobre, au Moulin du Clos des Jeannons, impatients et curieux d’obtenir un premier niveau d’informations sur la marche à suivre. Forts de notre trentaine d’oliviers, nous étions devenus, par l’achat de notre maison, de véritables producteurs ;  modestes, certes, mais des producteurs quand même. A l’image d’oléiculteurs professionnels, nous étions des apporteurs du moulin.

Nous apprîmes que le moulin ouvrait ses portes pour la trituration le lundi 5 novembre. Il nous fut vivement déconseillé d’apporter nos olives durant les premiers jours d’ouverture, pris d’assaut par un nombre important de personnes redoutant une chute prématurée des fruits alors en pleine véraison. On nous expliqua également que nous devions déposer nos olives au maximum 48 heures après la cueillette.

J’ai commencé à ramasser les olives (des aglandau) le samedi 3 novembre, dans l’après-midi, alors que Paul-Eric, fiévreux, était alité pour la journée. J’ai dégoté un escabeau dans le garage et ai entrepris une cueillette manuelle sans grande conviction, aidée par Avril. Nous avions pourtant évoqué l’idée d’acheter un filet de récolte et des peignes afin de nous y mettre vraiment… mais soit. Paul-Eric nous a rejoint le lendemain, actif sur les cimes, moi, enceinte de 6 mois, délaissant l’escabeau et ramassant le bas de la couronne des arbres. J’avoue que Paul-Eric a su, par la suite, s’atteler à la tâche avec ardeur et constance, pour aboutir à plus d’une vingtaine d’heures de cueillette manuelle !

Nous sommes arrivés au moulin avec deux cabas de course et une caisse en plastique. On nous demanda alors de déverser l’ensemble de notre récolte dans un palox déjà bien rempli, pour la pesée. Verdict : 63, 5 kilos. Avec cette quantité relativement réduite, impossible de bénéficier d’une presse à façon. Mais le plaisir est là !

Le début de la redistribution de l’huile est fixé au 12 décembre. Nous ignorons encore à combien de litres nous attendre. A suivre !

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Mon herbier digital des Hautes-Alpes

En vacances dans les Hautes-Alpes, dans la magnifique ferme rénovée de mes beaux-parents, j’ai décidé de réaliser un herbier numérique. Il suffit de passer quelques jours dans des terroirs préservés pour constater l’exquise diversité végétale qui nous fait parfois défaut dans les fonds de plaine…

Photos prises aux Boussardes – Le Lauzet – Le Monétier-les-Bains

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