• Chanson avec (et pour) Avril

    Souvenir d’un matin où Avril a seché l’école… et maman la biscuiterie.

    C1 :
    Avril, je m’appelle Avril
    J’aime faire des choses
    Comme toutes les petites filles
    J’essaie et j’ose tout ou presque
    Mais j’avoue, j’ai peur des abeilles
    D’être la dernière dans le rang à l’école
    De parler à des grands toute seule

    REF :
    Si toi aussi t’as sept ans et t’as toute la vie devant
    Regarde autour de toi
    Si toi aussi t’as sept ans et t’as toute la vie devant
    Ecoute et vois
    C’est cool tout ça

    C2 :
    Avril, je m’appelle Avril
    Des fois la nuit j’croise
    Des voleurs dans le noir
    J’leur cherche pas des noises mais presque
    Mais j’avoue j’préfère le soleil
    Le galop et le vent, les licornes
    Ma petite soeur et le pop-corn

    REF :
    Si toi aussi t’as sept ans et t’as toute la vie devant
    Regarde autour de toi
    Si toi aussi t’as sept ans et t’as toute la vie devant
    Ecoute et vois
    C’est cool tout ça

    BRIDGE :
    On n’a pas toujours sept ans
    Mais le plus important
    C’est d’avancer comme on se sent, confiant
    Et penser à ce que ressentent les autres
    On a tous un jardin secret
    Bah ouais !

    REF
    Si toi aussi t’as sept ans et t’as toute la vie devant
    Regarde autour de toi
    Si toi aussi t’as sept ans et t’as toute la vie devant
    Ecoute et vois
    C’est cool tout ça


    Prises de son et mixage : guy rOOts 🤍
    Vidéo : Cleps aka Clément Puig 🤍

  • Et voici la captation des Loustics !

    Quel doux souvenir que ce dimanche après-midi de septembre en compagnie des Loustics ! Découvrez la vidéo de « Mademoiselle ». MERCI JULIEN, FAHED & THOMAS ❤ Je regrette un peu d’avoir choisi ma guitare bleue… un caprice esthétique dont j’ignore s’il justifie la piètre qualité sonore de l’instrument…

  • Ma première chanson de maman

     

    NEW VIDEO : « Petite personne », un morceau écrit pour ma fille… le matin de son premier jour chez la nounou ! Merci à Paul-Eric, vidéaste amateur d’une main et papa-sitter de l’autre…

    Petit bout d’amour, joie de mes jours
    Je t’abandonne au monde
    Pardonne, pardonne

    Ma petite fille, poupée fragile
    Tes cheveux sont de soie
    ça fait des nœuds

    Et je meurs déjà de te savoir
    Petite personne face aux grandes
    J’ai peur que de loin tu n’entendes
    Ma voix qui chante et te dit des histoires

    J’ai gardé dans le creux de la main
    L’arôme sucré de ton cou
    Derrière l’oreille, à l’endroit où
    Se respire ton plus doux parfum

    J’imagine ta tête délicate
    Quand tes yeux qui voient tout
    Ne me voient pas

    Si ton cœur se serre, bébé colère
    Petite n’oublie pas
    Que je pleure pour toi

     

  • Un duo aux Trois Baudets

     

     

    Je suis récemment remontée sur scène, enceinte… mais avec un immense plaisir, dans le cadre de la sortie d’album de mon ami Berlyne. Nous interprétions une petite chanson légère que j’adore, l’histoire belle et banale des premiers émois amoureux : à partir de 13min50.

    J’aime cette vidéo mais elle met en évidence les difficultés assez marquées de gestuelle que je rencontre dès lors que je n’ai pas de guitare entre les mains… C’est aussi une véritable leçon de style : à partir de 4 mois de grossesse, il est impératif de bannir les tissus souples et les collants classiques ; bref, tout ce qui souligne et marque avec inélégance une silhouette qui commence à se brouiller. Etre enceinte, au début, c’est revivre cette incertitude bizarre de l’adolescence, quand le corps nous échappe.

  • Vidéo : live et interview !

     

     

    Ce reportage vidéo plein de douceur, réalisé par Laurent Theeten, dévoile les coulisses de mon concert de sortie d’album, le 13 mars 2014 aux Passagers du Zinc (Avignon).

    J’y aborde également mon projet de partir vivre à Paris… et la chance que j’ai d’avoir un employeur qui me soutient dans mes démarches artistiques !

  • Live report

    Concert de sortie d’album || 13/03/14 || Pics by JCR || Les Passagers du Zinc

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  • Forvil sort aujourd’hui !

    Chers ami.e.s, c’est le jour J !

    Je suis très heureuse de vous annoncer la sortie de mon tout premier album, « Forvil ».

    Je remercie chaleureusement les musiciens, techniciens, artistes, vidéastes, photographes et amis qui m’ont entourée avec bienveillance dans cette aventure. Merci également à tous ceux qui m’ont soutenue sur Ulule et qui m’ont donné les moyens de relever ce challenge un peu fou !

    Pour commander l’album en physique, c’est ici :
    1D-PACA – http://1d-paca.com/fr/album/forvil

    Pour le télécharger :
    I-TUNES – http://goo.gl/cp7JTM
    AMAZON – http://goo.gl/yVgo7p

    Pour l’écouter :
    SPOTIFY : http://goo.gl/fZKGp8
    DEEZER : http://www.deezer.com/album/7356390

    MERCI A TOUS !
    Et bonne écoute !

  • Mars… et ça repart !

    Très chers ami.e.s,

    sachez que mon impatience d’être au mois de mars n’a d’égale que mon incapacité latente, depuis quelques semaines, à me projeter dans quelque-chose d’un tant soit peu optimiste en ce qui concerne ma sortie d’album : des timings trop serrés, des subventions qui ne tombent pas, une paperasserie dingue et digne d’un arboriculteur provençal qui caresse le doux rêve de toucher le Crédit d’impôt compétitivité emploi. Franchement, je me dis qu’une fois que t’as sorti un disque et que tu t’es dégoté trois dates de concert, t’as tout ce qu’il te faut d’expérience pour monter ta boîte dans les technologies numériques ou la croissance verte.

    Mais, soit, malgré tout, je tiens le bon bout ! Et donc, ce mois de mars, je m’y accroche un peu comme à une bouée. Mais une bouée genre avec de l’hélium dedans, un truc un peu planant quand même.

    Le mois de mars, ça sera la sortie de l’album, une résidence aux Passagers du Zinc avec les musiciens du groupe, mes premières dates à l’étranger  – un étranger tout relatif, certes, mais un étranger quand même : merci Lolo !-, la release party de l’album à Avignon… Impatiente, vous dis-je.

    Bon week-end !

    Votre dévouée…

  • Le corbeau, le renard et la contemporanéité

    Depuis une petite dizaine de jours, quatre extraits de mon album transitent via les impénétrables voies du web. Je me suis concentrée dans un premier temps sur les professionnels avec qui j’avais déjà eu l’occasion d’établir un petit contact. Boîtes de production, bureaux de presse, directeurs artistiques, programmateurs : j’ai frappé un peu à toutes les portes, sans de grands espoirs ni de grande politesse, mais la conviction – tout de même – chevillée au corps.

    Le mail, déjà, c’est pas évident. Tu sais que ça peut se recevoir et se lire dans la minute. Alors quand il y a un petit silence derrière, surtout quand il finit par s’éterniser – l’éternité pour moi durant  24 heures -,  tu perçois direct l’agression, l’attaque personnelle, le désintérêt, voire le léger manque de respect. Mais PIRE ENCORE que le mail, il y a le message Facebook : envoyé à 11h51, lu à 15h32 (mais le 15h32 de y’a trois jours). Et toujours pas de réponse. Je suis tellement parano que je me dis même que certains font exprès de pas l’ouvrir pour faire genre ils l’ont pas lu. Genre j’ai confiance en personne ni même en mon propre enfant (que je n’ai d’ailleurs pas encore eu l’occasion de faire).

    Après y’a les réponses Ctrl C / Ctrl V. Comme j’ai commencé à démarcher fin août, j’ai eu des mails genre: « J’ai écouté et je trouve ça pas mal, mais c’est ma rentrée et j’ai trop de boulot pour m’y pencher vraiment. Désolée et bon courage... »

    J’imagine alors la demi-douzaine de réponses automatiquement générées par Outlook en fonction de la période de l’année et de la température extérieure :

    1. J’ai écouté et je trouve ça pas mal, mais c’est la Toussaint et j’ai trop de boulot pour m’y pencher vraiment. Désolée et bon courage.
    2. J’ai écouté et je trouve ça pas mal, mais c’est Noël et j’ai trop de boulot pour m’y pencher vraiment. Désolée et bon courage.
    3. J’ai écouté et je trouve ça pas mal, mais c’est les vacances de février et j’ai trop de boulot pour m’y pencher vraiment. Désolée et bon courage.
    4. J’ai écouté et je trouve ça pas mal, mais c’est la Saint-Valentin… et j’ai un mec, moi, connasse !

    Il y a aussi les réponses avec une excuse bizarre que tu prends super positivement au début et passablement mal à la trentième relecture :  « Tes morceaux sont très chouettes. Surtout Chewing-Gum et Le temps passe pas. Très bien écrit, dans la veine de Pauline Croze et d’Anaïs. Félicitations  ! Surtout qu’il est très dur de faire tout ça en autoprod. La production mériterait cependant un peu plus de contemporanéïté ». J’ai regardé, le mot n’existe pas dans le dictionnaire. Mais j’aurais aimé que mon album sonne 2013. Que je ne me sois pas fait un side-cut pour rien, merde.

    Bref, c’est dur de démarcher. Déjà quand tu proposes ta prestation et que tu demandes 150 euros net en plus du défraiement t’as l’impression d’œuvrer dans le télémarketing. La dernière fois j’ai carrément pris l’accent ukrainien pour voir si ça marchait mieux… Mais alors là c’est puissance 10. J’ai l’impression d’être à genoux. De quémander 3 minutes d’attention. « Ooooh toi tu es bien belle, tu n’as pas deux euros ? »

    Je devrais faire ça. D’abord un compliment sur le physique et bam, je balance mon lien Soundcloud privé. La Fontaine n’a certainement pas écrit le Corbeau et le renard pour rien…

  • Faut au moins lui reconnaître que c’est elle qui écrit ses textes

    Quand un animateur radio questionne un artiste sur ses influences musicales, il s’entend souvent répondre un truc du genre : « Oh, tu sais, je suis large, hyper large.  Je pense que j’aime tout,  à l’exception des musiques très commerciales. » Mais les musiques très commerciales, on les déteste tous, en fait.  C’est exactement le concept du con : à chacun sa propre définition du genre et l’échantillonnage de spécimen représentatifs qui va avec.

    On est tous la musique commerciale de quelqu’un. La musique commerciale, c’est tout simplement la musique qu’on n’aime pas et qui marche (ou qui pourrait marcher, « parce qu’il y a sûrement assez de cons pour accepter d’écouter une bouse pareille »). C’est la musique de gens qu’on trouve un poil plus cons que nous. Verbaliser le fait qu’on n’aime pas la musique commerciale, c’est comme pisser dans un violon : c’est comme dire qu’on n’aime pas les cons.

    Après, y’a la musique des gens plus raffinés que nous et qui ne nous touche pas parce qu’on a pas l’outillage sensoriel et intellectuel pour la recevoir. On dit en général que c’est franchement pas funky et que « ça se veut » intello. « Ouais, l’album est pas mal, mais, je sais pas, ça se veut un peu intello, quoi. Les trois premières plages sont franchement chelou, non ? »  

    Moi je complexe vachement à l’idée d’être la musique commerciale de plein de gens. Dès que je rencontre quelqu’un qui semble avoir une solide culture musicale, je bredouille vite fait que je « fais un peu de chanson » et que c’est « chiant de me trouver sur internet, de toute façon. « 

    Après, ce qui me sauve aux yeux de certains, et ce qui sauve en réalité tous les auteurs-compositeurs-interprètes de ce bas-monde, c’est que j’écris mes textes et que je monte toute seule sur scène.

    « Nan mais Fleur, son univers, tu vois, on aime ou on aime pas [Traduction : en ce qui me concerne, je n’aime pas du tout], mais il faut au moins lui reconnaître que c’est elle qui compose et qui écrit ses textes. Et puis, monter toute seule sur scène, comme ça… « 

    Je m’en fous, je dis que je suis une chanteuse, et ça passe. Nico il dit qu’un jour je serai peut-être même une vraie de vraie. Une chianteuse, quoi.

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