• Berlyne, chanteur, Paris 12

    Séance photo || Berlyne || Paris 12 – Porte de Versailles || 2014 ||

    Jérem – aka Berlyne -, c’est un chanteur un peu écorché. Incisif dans le propos, intransigeant sur le sens des sons, il emprunte au raffinement mélodique de Biolay – tout à fait involontairement, puisqu’il déteste la comparaison.

    C’est aussi un ami.

    Afin d’alimenter son site Internet, nous avions organisé fin 2014 une petite séance photo que je viens de retrouver et dont j’ai extrait ces quelques images. Parmi elles se trouve celle qui est devenue la couverture de l’album « Un monde parfait », sorti en 2015.

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    °°° Et voici la couverture de l’album (graphisme  Célia Charrier) °°°

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  • Cuba en pola

    Cuba en pola

    Cuba. Destination de mes rêves depuis toujours (= une rencontre amoureuse avec un cubain à Barcelone en 2006 + un intérêt marqué pour l’oeuvre et le personnage d’Ernest Hemingway + « Le vieil homme et la mer » qui m’a fait pleurer dans un avion).

    Je retiens de ce pays, que j’ai eu l’occasion de fouler en août dernier, un sentiment de chaleur écrasante et de violence contenue. Le commerce ravagé, la double monnaie, la presse inexistante, les vies invisibles, les bâtiments délabrés.

    Mais aussi, évidemment, la beauté irréelle de La Havane, debout et insolente, effrontée et presque vulgaire, en fait – et cette odeur d’essence ! – ; étonnamment superbe malgré son état de santé déplorable. Parce qu’on jurerait qu’il y a eu la guerre hier !

    Je regrette d’être partie avec uniquement mon instax mini de chez Fujifilm et 60 poses. Une idée de carnet de voyage conceptuel stupide. Qui plus est avec un pola qui tient surtout du gadget… Cuba mérite évidemment qu’on la photographie sous toutes les coutures avec ce qu’on dispose de mieux en termes d’appareil photo !

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    L’arme du crime : un pola qui tient du gadget. Une photo ratée sur deux : cadrage approximatif – d’autant plus qu’il est serré –  et seulement trois réglages de l’exposition. Bref : pas adapté pour un voyage si important.

    Mes 2 coups de cœur :

    • La baie des cochons et son village de pêcheurs : logés chez l’habitant, nous sommes partis en calèche pour pêcher au lancer, en forêt puis en bord de mer. C’est également au départ de Playa larga que se trouvent des superbes spots de plongée.
    • Trinidad, haute en couleurs et en musique : la seule ville où l’on trouve un peu de commerce artisanal, avec un marché quotidien. Un passage par la Casa de la musica est obligatoire.
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    En haut : Bahia de cochinos. En bas : Varadero
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    Bahia de cochinos
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    La Havane. En haut : la chambre de notre première nuit cubaine. En bas : le quartier de Centro Habana

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  • On jette beaucoup l’opprobre, ces temps-ci, sur certains médias grand public. Et on a tout à fait raison de le faire : chiffres bidons, intox, parti pris et mise en lumière systématique des trains qui arrivent en retard, au travers d’un prisme à la subjectivité qui agace… Mais c’est oublier un peu vite que le citoyen, devant son écran, est a priori doté de suffisamment de bon sens pour déceler les dualismes abusifs, voire de s’en méfier comme de la peste.

    Alors pourquoi s’acharne-t-il, ce bon citoyen, à tomber dans les pièges qu’on lui tend avec de la grosse ficelle de botte ? C’est comme s’il n’attendait qu’une chose : qu’on lui donne du faux, du facile, du trompeur, de l’alarmiste ; en mélangeant il obtient une bouillie un peu nauséabonde et très caricaturale ; et il se vautre dedans. C’est incroyable, cette propension qu’on a tous à s’exaspérer sur les saisons disparues et les complots des puissants.

    Le vrai problème, en fait, c’est que le citoyen en a oublié d’aimer et de respecter son agriculteur. La géographe Sylvie Brunel s’en émouvait d’ailleurs, un matin de février, dans une tribune du Monde : « La façon dont la France ignore la souffrance de ses campagnes reste une douloureuse énigme. »

    Parce que le fossé s’est creusé. Qui l’a creusé ? Un peu tout le monde, un peu plein de choses : le productivisme d’après-guerre, l’urbanisation massive, la déconnexion des terroirs, les producteurs qui ne communiquent pas, l’hypocrisie de certains modèles caricaturaux, et puis, surtout, l’oubli total et absolu de ces époques où l’on manquait de nourriture – voire mourait d’intoxication alimentaire ! Alors nul besoin de partir à la recherche d’un fossoyeur perdu, car nous sommes tous, à notre niveau, responsables de la crise agricole. Nous sommes tous les fossoyeurs de ce modèle où le producteur, aimé et respecté par le consommateur, vivait décemment de sa production…

    Un peu de patience, cela dit. Il est probable que les français finissent également par se rappeler que le paysan, en plus de nourrir, façonne notre campagne et en maintient le tissu économique. Sans paysan, la ruralité s’apparente à une immense friche déserte et bien peu amène.

  • Un duo aux Trois Baudets

     

     

    Je suis récemment remontée sur scène, enceinte… mais avec un immense plaisir, dans le cadre de la sortie d’album de mon ami Berlyne. Nous interprétions une petite chanson légère que j’adore, l’histoire belle et banale des premiers émois amoureux : à partir de 13min50.

    J’aime cette vidéo mais elle met en évidence les difficultés assez marquées de gestuelle que je rencontre dès lors que je n’ai pas de guitare entre les mains… C’est aussi une véritable leçon de style : à partir de 4 mois de grossesse, il est impératif de bannir les tissus souples et les collants classiques ; bref, tout ce qui souligne et marque avec inélégance une silhouette qui commence à se brouiller. Etre enceinte, au début, c’est revivre cette incertitude bizarre de l’adolescence, quand le corps nous échappe.

  • Vidéo : live et interview !

     

     

    Ce reportage vidéo plein de douceur, réalisé par Laurent Theeten, dévoile les coulisses de mon concert de sortie d’album, le 13 mars 2014 aux Passagers du Zinc (Avignon).

    J’y aborde également mon projet de partir vivre à Paris… et la chance que j’ai d’avoir un employeur qui me soutient dans mes démarches artistiques !

  • Live report

    Live report

    Concert de sortie d’album || 13/03/14 || Pics by JCR || Les Passagers du Zinc

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  • Forvil sort aujourd’hui !

    Chers ami.e.s, c’est le jour J !

    Je suis très heureuse de vous annoncer la sortie de mon tout premier album, « Forvil ».

    Je remercie chaleureusement les musiciens, techniciens, artistes, vidéastes, photographes et amis qui m’ont entourée avec bienveillance dans cette aventure. Merci également à tous ceux qui m’ont soutenue sur Ulule et qui m’ont donné les moyens de relever ce challenge un peu fou !

    Pour commander l’album en physique, c’est ici :
    1D-PACA – http://1d-paca.com/fr/album/forvil

    Pour le télécharger :
    I-TUNES – http://goo.gl/cp7JTM
    AMAZON – http://goo.gl/yVgo7p

    Pour l’écouter :
    SPOTIFY : http://goo.gl/fZKGp8
    DEEZER : http://www.deezer.com/album/7356390

    MERCI A TOUS !
    Et bonne écoute !

  • Mars… et ça repart !

    Mars… et ça repart !

    Très chers ami.e.s,

    sachez que mon impatience d’être au mois de mars n’a d’égale que mon incapacité latente, depuis quelques semaines, à me projeter dans quelque-chose d’un tant soit peu optimiste en ce qui concerne ma sortie d’album : des timings trop serrés, des subventions qui ne tombent pas, une paperasserie dingue et digne d’un arboriculteur provençal qui caresse le doux rêve de toucher le Crédit d’impôt compétitivité emploi. Franchement, je me dis qu’une fois que t’as sorti un disque et que tu t’es dégoté trois dates de concert, t’as tout ce qu’il te faut d’expérience pour monter ta boîte dans les technologies numériques ou la croissance verte.

    Mais, soit, malgré tout, je tiens le bon bout ! Et donc, ce mois de mars, je m’y accroche un peu comme à une bouée. Mais une bouée genre avec de l’hélium dedans, un truc un peu planant quand même.

    Le mois de mars, ça sera la sortie de l’album, une résidence aux Passagers du Zinc avec les musiciens du groupe, mes premières dates à l’étranger  – un étranger tout relatif, certes, mais un étranger quand même : merci Lolo !-, la release party de l’album à Avignon… Impatiente, vous dis-je.

    Bon week-end !

    Votre dévouée…

  • Le clip !

    Le clip !

  • Depuis une petite dizaine de jours, quatre extraits de mon album transitent via les impénétrables voies du web. Je me suis concentrée dans un premier temps sur les professionnels avec qui j’avais déjà eu l’occasion d’établir un petit contact. Boîtes de production, bureaux de presse, directeurs artistiques, programmateurs : j’ai frappé un peu à toutes les portes, sans de grands espoirs ni de grande politesse, mais la conviction – tout de même – chevillée au corps.

    Le mail, déjà, c’est pas évident. Tu sais que ça peut se recevoir et se lire dans la minute. Alors quand il y a un petit silence derrière, surtout quand il finit par s’éterniser – l’éternité pour moi durant  24 heures -,  tu perçois direct l’agression, l’attaque personnelle, le désintérêt, voire le léger manque de respect. Mais PIRE ENCORE que le mail, il y a le message Facebook : envoyé à 11h51, lu à 15h32 (mais le 15h32 de y’a trois jours). Et toujours pas de réponse. Je suis tellement parano que je me dis même que certains font exprès de pas l’ouvrir pour faire genre ils l’ont pas lu. Genre j’ai confiance en personne ni même en mon propre enfant (que je n’ai d’ailleurs pas encore eu l’occasion de faire).

    Après y’a les réponses Ctrl C / Ctrl V. Comme j’ai commencé à démarcher fin août, j’ai eu des mails genre: « J’ai écouté et je trouve ça pas mal, mais c’est ma rentrée et j’ai trop de boulot pour m’y pencher vraiment. Désolée et bon courage... »

    J’imagine alors la demi-douzaine de réponses automatiquement générées par Outlook en fonction de la période de l’année et de la température extérieure :

    1. J’ai écouté et je trouve ça pas mal, mais c’est la Toussaint et j’ai trop de boulot pour m’y pencher vraiment. Désolée et bon courage.
    2. J’ai écouté et je trouve ça pas mal, mais c’est Noël et j’ai trop de boulot pour m’y pencher vraiment. Désolée et bon courage.
    3. J’ai écouté et je trouve ça pas mal, mais c’est les vacances de février et j’ai trop de boulot pour m’y pencher vraiment. Désolée et bon courage.
    4. J’ai écouté et je trouve ça pas mal, mais c’est la Saint-Valentin… et j’ai un mec, moi, connasse !

    Il y a aussi les réponses avec une excuse bizarre que tu prends super positivement au début et passablement mal à la trentième relecture :  « Tes morceaux sont très chouettes. Surtout Chewing-Gum et Le temps passe pas. Très bien écrit, dans la veine de Pauline Croze et d’Anaïs. Félicitations  ! Surtout qu’il est très dur de faire tout ça en autoprod. La production mériterait cependant un peu plus de contemporanéïté ». J’ai regardé, le mot n’existe pas dans le dictionnaire. Mais j’aurais aimé que mon album sonne 2013. Que je ne me sois pas fait un side-cut pour rien, merde.

    Bref, c’est dur de démarcher. Déjà quand tu proposes ta prestation et que tu demandes 150 euros net en plus du défraiement t’as l’impression d’œuvrer dans le télémarketing. La dernière fois j’ai carrément pris l’accent ukrainien pour voir si ça marchait mieux… Mais alors là c’est puissance 10. J’ai l’impression d’être à genoux. De quémander 3 minutes d’attention. « Ooooh toi tu es bien belle, tu n’as pas deux euros ? »

    Je devrais faire ça. D’abord un compliment sur le physique et bam, je balance mon lien Soundcloud privé. La Fontaine n’a certainement pas écrit le Corbeau et le renard pour rien…