DIY tricot : brassière en jersey

Ah, les affres, profonds et douloureux, de l’apprentissage !

J’ignore pourquoi je persiste. Déjà, en prépa véto, j’étais passablement nulle en dissection. Impossible de présenter l’intestin d’une souris intact : il fallait toujours, au cours de l’opération de nettoyage, que ce dernier cède. Alors je piquais d’une aiguille les deux morceaux de tuyau rose pour simuler, en vain, la continuité de l’appareil. Le fait est : je n’ai pas des doigts de fée. Mais- las ! – je tricoterai quand même.

Voici donc mon deuxième essai : une brassière en jersey, taille 3 mois, qui résulte de la fusion de trois différents modèles repérés dans deux catalogues : le fameux Phildar pour débutantes n° 29 – ici – et le catalogue Katia spécial layette n° R-5 – .

Mis à part le devant, j’ai tricoté chacune des pièces au moins deux ou trois fois. Je voulais quelque-chose d’appliqué. J’ai progressé en termes de régularité du point, mes lisières sont un peu plus propres. J’arrive presque facilement à faire du jersey. Donc : cool.

Mais j’ai, évidemment, rencontré de nouveaux problèmes.

Problème 1 : impossible de faire des manches et des 1/2 dos de la même taille

Une idée que je viens de lire sur le site des Bergers Cathares et spécifique aux manches : il serait préférable de les tricoter ensemble, en les montant séparément sur la même aiguille, en utilisant une pelote pour chacune ; répétant ainsi simultanément les différentes opérations sur chacune des manches.

De manière générale, il n’est pas évident – je trouve – de tricoter pile le bon nombre de centimètres indiqué. J’ai essayé de rattraper le tout lors du montage, en fronçant plus ou moins les pièces afin que les rayures d’alignent. Je viens par ailleurs d’investir dans un mètre de couturière certainement plus adapté à la pratique du tricot que mon double-décimètre en plastique.

6ee39318-2416-4c42-b5fd-9e93b64cd222

Problème 2 : impossible d’obtenir des coutures propres

Etant donné que mon jersey roulait affreusement, j’ai tricoté toutes mes pièces avec deux mailles en point mousse sur les côtés. Erreur fatale ! L’idée est valable pour les pans de l’ouvrage qui ne seraient pas destinés à être montés, comme les 1/2 dos par exemple. Mais le procédé est nettement moins sexy dès lors que les pièces sont destinées à être assemblées. J’ai ainsi bêtement condamné mes coutures à la grossièreté. Et ce, malgré l’aide de ma professeure de tricot de chez Une maille à l’endroit qui n’a pu que constater cet amer état de fait, quand je lui ai déballé, triomphante, l’ensemble des pièces de jersey presque sans trou, et bien plates… mais aux lisières bien trop larges. De plus, dans la couture au point arrière, je distingue encore mal les brins et les mailles pour piquer correctement et de manière régulière. Alors je suis parfois allée un peu vite, un peu au hasard. Ce qui ne pardonne vraisemblablement pas. La déception peut être grande au moment de retourner l’ouvrage pour observer la couture.

Problème 3 : difficile de réussir parfaitement mon col

Grâce à mes cours de tricot, j’ai plus ou moins réussi le V, ayant appris les diminutions. Sur le côté gauche de l’encolure, j’ai diminué grâce à la technique du surjet simple (similaire, e fait, à ce que l’on fait quand on rabat son rang), sur l’endroit, à deux mailles de l’ouverture (donc en début de rang). Sur la partie droite de l’encolure, j’ai diminué en tricotant deux mailles ensemble, également sur l’endroit et à deux mailles de l’ouverture (cette fois-ci en fin de rang. Quand il me restait 4 mailles, j’en piquais deux ensemble). La grosse difficulté est apparue au moment de relever les mailles : exercice que j’ai trouvé particulièrement périlleux et difficile, cramponnée à mon fil, pour le faire ressortir, comme un mauvais cavalier à la bouche de son cheval. Et même si nous avons relevé le nombre de mailles indiqué, le col plisse, ce qui vient passablement ternir le rendu final.

La suite au prochain épisode !

Pour info, ci-dessous, les instructions de ce modèle, en taille trois mois.

Etape 1 : les 1/2 dos

Commencer par les deux demi-dos. Afin de  me faciliter la vie, je n’ai pas fait d’encolure. Monter 32 mailles. Tricoter en jersey bleu endroit pendant 4 centimètres. Puis en jersey rayé (2 rangs blancs, 2 rangs bleus) sur 14 rangs. NE PAS COUPER LES FILS mais les faire suivre, surtout que les rayures sont fines. A 8 cm, tricoter en vert. Rabattre à 20 cm.

d43e4577-df5a-4bc4-9b34-9c3e78736c29

Pour une raison qui m’échappe, j’ai fait mes deux derniers rangs et rabattu l’ensemble en blanc. Mais ce n’est pas beau !

d6462c92-48b9-4dc4-948a-25148345e171

Etape 2 : les manches

Monter 39 mailles. Tricoter en jersey bleu endroit pendant 4 cm. Puis en en jersey rayé (2 rangs blancs, 2 rangs bleus). Rabattre à 12 cm.

e8e97dbf-cb6d-411d-b760-055152ab06f8

Etape 3 : le devant

Monter 55 mailles. Tricoter en jersey bleu endroit pendant 4 centimètres. Puis en jersey rayé (14 rangs comme suit : *2 rangs blancs, 2 rangs bleus*). A partir de 8 cm, tricoter en vert. A 12 cm, rabattre la maille centrale et continuer à tricoter chaque côté séparément.

bb2a7583-01cb-4aba-85f9-c70fdccb8640

Il faut ensuite commencer la diminution : enlever 11 fois une maille, tous les deux rangs, sur l’endroit, à partir de l’ouverture.

A 20 cm de hauteur, rabattre.

Etape 4 : le montage

Assembler les épaules : coudre au point arrière, endroit contre endroit, le devant avec les 1/2 dos.

Si vous souhaitez rajouter le col blanc (pas obligatoire) : il faut relever 21 mailles sur l’encolure du dos gauche, 35 mailles d’un côté de l’encolure du devant, une maille au centre du V de l’encolure, puis à nouveau 35 mailles de l’autre côté de l’encolure du devant et 21 mailles sur l’encolure du dos droit. Total = 133 mailles, à tricoter pendant 6 rangs au point mousse, SAUF les trois mailles au centre du V de l’encolure : toujours les tricoter ensemble, et à l’envers. Les rabattre également ensemble.

Coudre les manches, les assembler au corps. Coudre les côtés. RESPIRER.

EDIT DU 12/07/2016 : Et voici donc la brassière portée ! 

160712 (2)

En attendant avril : la chambre

Nous avons le grand bonheur d’attendre une petite fille pour le mois d’avril !  T2 oblige, c’est un large couloir qui fait office de chambre de bébé, mais j’ai tout de même pris beaucoup de plaisir dans mes achats : des essentiels à la déco, sans oublier les petits cadeaux que l’on nous fait…

IMG_0300IMG_0285image1IMG_0296IMG_0275IMG_0278IMG_0283IMG_0276

IMG_0132IMG_0290IMG_0280

IMG_0294

160517 (1)

SHOP THE POST ! Mobile musical : Trousselier | Luminaire baleine : Petit pan | Miroir ourson : Mon bébé chéri | Commode, desserte et étagère : Ikéa | Etagère nuage : Castorama | Petite fille lampe : Le bonhomme de bois | Tour de lit : Natalys | Veilleuse dragon : Smoko | Eau de Cologne : Laboratoires Cadentia | Cadres photo et cintre bébé : Hema | Valisette : Monoprix Bout’chou | Lit à barreaux et à roulettes : Combelle | Patère murale : Loulou range ta chambre

En photos : la forge de Jean-Baptiste

Jean-Baptiste est le maréchal-ferrant de mes parents depuis une bonne dizaine d’années. Il ferre seul, c’est-à-dire « à l’anglaise », sans aide et sans trépied.  Son fourgon est parfaitement équipé : forge, perceuse, enclume ; et tout un stock de fers et de clous.

« Le dos ? C’est nouveau, ça vient de sortir », s’amuse-t-il. Il me rappelle que les anciens n’en prenaient vraiment pas soin (de leur dos). Lui porte une ceinture lombaire et visite souvent son ostéo.

C’est une force de la nature.

IMG_0216IMG_0219IMG_0220IMG_0225IMG_0234IMG_0235IMG_0236IMG_0240IMG_0241IMG_0229IMG_0226

Une matinée dans l’atelier de mon papa

Ce matin, j’ai profité de quelques jours au vert dans ma Savoie natale pour faire quelques photos de l’atelier de mon père.

Mon père est taxidermiste : il naturalise des animaux. Ce sont souvent des trophées d’Afrique, comme le buffle ci-dessous.

Aujourd’hui, des formes en polystyrène sur lesquelles vient se placer la peau tannée permettent un gain de temps considérable. Mais à l’époque où mon père a débuté son activité, il créait lui-même ses formes avec de la frisure de bois, entourée de ficelle, et qu’il recouvrait ensuite de plâtre.

abcdefIMG_0187IMG_0194IMG_0207IMG_0206IMG_0201

Une séance photo avec Berlyne

Séance photo || Berlyne || Paris 12 – Porte de Versailles || 2014 ||

Jérem – aka Berlyne -, c’est un chanteur un peu écorché. Incisif dans le propos, intransigeant sur le sens des sons, il emprunte au raffinement mélodique de Biolay – tout à fait involontairement, puisqu’il déteste la comparaison.

C’est aussi un ami.

Afin d’alimenter son site Internet, nous avions organisé fin 2014 une petite séance photo que je viens de retrouver et dont j’ai extrait ces quelques images. Parmi elles se trouve celle qui est devenue la couverture de l’album « Un monde parfait », sorti en 2015.

IMG_0152IMG_0153IMG_0154IMG_0155IMG_0156IMG_0157IMG_0158

°°° Et voici la couverture de l’album (graphisme  Célia Charrier) °°°

tumblr_o6l7ds2ExT1v844reo1_1280

Cuba en pola

Cuba. Destination de mes rêves depuis toujours (= une rencontre amoureuse avec un cubain à Barcelone en 2006 + un intérêt marqué pour l’oeuvre et le personnage d’Ernest Hemingway + « Le vieil homme et la mer » qui m’a fait pleurer dans un avion).

Je retiens de ce pays, que j’ai eu l’occasion de fouler en août dernier, un sentiment de chaleur écrasante et de violence contenue. Le commerce ravagé, la double monnaie, la presse inexistante, les vies invisibles, les bâtiments délabrés.

Mais aussi, évidemment, la beauté irréelle de La Havane, debout et insolente, effrontée et presque vulgaire, en fait – et cette odeur d’essence ! – ; étonnamment superbe malgré son état de santé déplorable. Parce qu’on jurerait qu’il y a eu la guerre hier !

Je regrette d’être partie avec uniquement mon instax mini de chez Fujifilm et 60 poses. Une idée de carnet de voyage conceptuel stupide. Qui plus est avec un pola qui tient surtout du gadget… Cuba mérite évidemment qu’on la photographie sous toutes les coutures avec ce qu’on dispose de mieux en termes d’appareil photo !

IMG_1995
L’arme du crime : un pola qui tient du gadget. Une photo ratée sur deux : cadrage approximatif – d’autant plus qu’il est serré –  et seulement trois réglages de l’exposition. Bref : pas adapté pour un voyage si important.

Mes 2 coups de cœur :

  • La baie des cochons et son village de pêcheurs : logés chez l’habitant, nous sommes partis en calèche pour pêcher au lancer, en forêt puis en bord de mer. C’est également au départ de Playa larga que se trouvent des superbes spots de plongée.
  • Trinidad, haute en couleurs et en musique : la seule ville où l’on trouve un peu de commerce artisanal, avec un marché quotidien. Un passage par la Casa de la musica est obligatoire.
DSC00657
En haut : Bahia de cochinos. En bas : Varadero
DSC00660
Bahia de cochinos
DSC00661
La Havane. En haut : la chambre de notre première nuit cubaine. En bas : le quartier de Centro Habana

DSC00644

Un duo aux Trois Baudets

 

 

Je suis récemment remontée sur scène, enceinte… mais avec un immense plaisir, dans le cadre de la sortie d’album de mon ami Berlyne. Nous interprétions une petite chanson légère que j’adore, l’histoire belle et banale des premiers émois amoureux : à partir de 13min50.

J’aime cette vidéo mais elle met en évidence les difficultés assez marquées de gestuelle que je rencontre dès lors que je n’ai pas de guitare entre les mains… C’est aussi une véritable leçon de style : à partir de 4 mois de grossesse, il est impératif de bannir les tissus souples et les collants classiques ; bref, tout ce qui souligne et marque avec inélégance une silhouette qui commence à se brouiller. Etre enceinte, au début, c’est revivre cette incertitude bizarre de l’adolescence, quand le corps nous échappe.

Vidéo : live et interview !

 

 

Ce reportage vidéo plein de douceur, réalisé par Laurent Theeten, dévoile les coulisses de mon concert de sortie d’album, le 13 mars 2014 aux Passagers du Zinc (Avignon).

J’y aborde également mon projet de partir vivre à Paris… et la chance que j’ai d’avoir un employeur qui me soutient dans mes démarches artistiques !

Forvil sort aujourd’hui !

Chers ami.e.s, c’est le jour J !

Je suis très heureuse de vous annoncer la sortie de mon tout premier album, « Forvil ».

Je remercie chaleureusement les musiciens, techniciens, artistes, vidéastes, photographes et amis qui m’ont entourée avec bienveillance dans cette aventure. Merci également à tous ceux qui m’ont soutenue sur Ulule et qui m’ont donné les moyens de relever ce challenge un peu fou !

Pour commander l’album en physique, c’est ici :
1D-PACA – http://1d-paca.com/fr/album/forvil

Pour le télécharger :
I-TUNES – http://goo.gl/cp7JTM
AMAZON – http://goo.gl/yVgo7p

Pour l’écouter :
SPOTIFY : http://goo.gl/fZKGp8
DEEZER : http://www.deezer.com/album/7356390

MERCI A TOUS !
Et bonne écoute !